Le Cupping ou ventousothérapie

Le cupping ou la ventousothérapie, qu’est-ce que c’est ?

Ventouse, le grand retour

Depuis la diffusion des Jeux Olympiques et les taches rouges (que certaines ont d’abord pris pour de gros suçons) sur le corps de Michael Phelps, beaucoup d’entre vous se sont posé de nombreuses questions. Ces stigmates seraient la conséquence de séances de cupping-thérapie, ou technique de la ventouse, utilisée par certains athlètes présents aux Jeux olympiques de Rio.

La « cupping therapy », qui est tout simplement la bonne vieille méthode des ventouses pratiquées par nos  grand-mères, est en vogue pour réduire les douleurs mais aussi la cellulite…En quoi consiste cette méthode ancestrale Chinoise vieille de 3.000 ans ? Est-elle vraiment efficace ? Nous allons faire le point ensemble et tenter d’y voir un peu plus clair …

Un peu d’histoire…

Pratiquée depuis des millénaires sur tous les continents et en particulier en Chine, cette médecine a été, selon Daniel Henry, kinésithérapeute, ostéopathe et fondateur de la Médecine des ventouses, « injustement oubliée à l’ère de la médecine chimique, des sulfamides et des antibiotiques, elle a eu besoin d’être réactualisée à la pratique de notre médecine contemporaine ».

Les ventouses ont été utilisées jusqu’au 20e siècle et ont disparu en Europe occidentale alors qu’elles étaient toujours pratiquées en Asie. Pour être plus efficace, Daniel Henry a travaillé sur la codification de l’application de la ventouse en fonction d’une réflexion kinésithérapique, ostéopathique et du concept de la médecine énergétique chinoise.

Comment ça marche ?

Afficher l'image d'origineOn distingue deux techniques : les ventouses à chaud, 90 % de la pratique et celles à froid.

Pour les premières, le vide à l’intérieur est fait à l’aide d’une flamme puis la ventouse est posée sur un endroit précis du corps en relation avec la pathologie à soigner.

Quel est le mécanisme ?

Si l’on compare la circulation, les méridiens, à une autoroute, les bouchons de celle-ci représentent les blocages du corps. « On pose les ventouses sur les points « bouchons » pour décongestionner. Une migraine, c’est une congestion, tout comme une arthrose, un lumbago ».

Lorsque l’ostéopathe ne peut pas manipuler, la ventouse est le geste de première intention qui va soulager le malade et permettre ensuite une manipulation ostéopathique dans un confort inégalable pour le patient ».

Le résultat peut être, parfois, presque immédiat. Sans aucune nocivité.

Une technique qui permet une récupération rapide

Ces ventouses attirent le sang proche de la surface du corps, le sortant de ses vaisseaux habituels, et formant ainsi des hématomes sous la peau. Le principe est ici un peu le même que celui d’une saignée : on retire un peu de sang pour pouvoir le régénérer. Cela a un effet bénéfique sur la circulation, mais également, quand c’est fait de manière régulière et globale, sur la production du sang. En médecine chinoise, on dit que « ça sort le sang vicié ».

Les athlètes de haut niveau, qui font face à de très grosses charges d’entraînement à des créneaux précis, doivent pouvoir récupérer très rapidement. Cela est permis grâce au drainage des ventouses. Des sportifs en bonne condition physique peuvent ainsi récupérer très vite après un entraînement, quitte à avoir quelques hématomes sur la peau pendant 15 jours.

Cette technique n’est pas très désagréable, mais pas douloureuse pour autant. Lorsque je la pratique en cabinet, les patients trouvent que ça tire un peu et se plaignent surtout de ses retombées esthétiques.

Une utilité aussi pendant l’entraînement

En plus des phases post-effort, le cupping peut être utilisé pendant l’entraînement comme orientation du flux sanguin. Il ramène ainsi davantage de circulation sanguine dans les masses musculaires superficielles que l’on souhaite renforcer de manière spécifique.

Ce sont des gestes finalement assez simples, mais qui demandent une expérience et une technicité très importantes si on les adapte au suivi d’athlètes de haut niveau, pour savoir où appliquer ces ventouses et surtout quand lors des cycles d’entraînement.

Les sportifs sont friand de ces médecines douces, car elles boostent le tonus et la circulation veino lymphatique. Cela permettra donc d’avoir plus de force et de puissance musculaire.

Pour soigner quels maux ?Afficher l'image d'origine

Si l’on connaît les ventouses essentiellement dans les maladies respiratoires (nos grand-mères posaient les ventouses dans les cas de bronchites), elles ont d’autres indications majeures, grâce à leurs actions antalgiques sur les douleurs, énergétique en médecine chinoise, mécanique et circulatoire par phénomène décongestif d’un organe.

  • Dans toutes les pathologies douloureuses, selon l’endroit où la ventouse est posée, le mécanisme qui est déclenché est différent.
  • Dans la pathologie articulaire, rhumatismale, une lombo sciatique, une gonarthrose, une périarthrite de l’épaule, une entorse, une tendinite, les ventouses ont une fabuleuse indication.
  • Mais aussi dans les pathologies viscérales fonctionnelles, digestives, gynécologiques (douleurs règles, ménopause).
  • Les migraines.
  • Les pathologies ORL.
  • Et même en dermatologie : psoriasis, acnés, eczémas, allergies…

Selon Daniel Henry, cette technique « permet de décongestionner la zone inflammatoire, c’est pour cela qu’elle est excellente dans la médecine du sport ». Pour le spécialiste, l’effet de la ventouse aura une « action circulatoire, antalgique, réflexe, énergétique et décongestive ». La ventousothérapie est une partie de la médecine chinoise, mais qui est malgré tout présente sur tous les continents, précise-t-il.

Les sportifs sont friand de ces médecines douces, car elles boostent le tonus et la circulation veino lymphatique. Cela permettra donc d’avoir plus de force et de puissance musculaire.

C’est l’été donc la période du maillot de bain alors je vais obligatoirement vous parler de La cupping minceur !

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Mincir avec une méthode naturelle
Lorsque la circulation se fait mal à un endroit du corps, il y a obligatoirement une stagnation et donc une rétention d’eau et de graisse. La cellulite s’installe. L’action d’appliquer directement sur la peau, de presser la ventouse en silicone va créer une aspiration-succion qui soulève l’épiderme, entraînant le tissu conjonctif gorgé de petits amas graisseux, les bourrelets de cellulite.

Pour Murielle Ramassamy, fondatrice du site www.slimmingcup.fr, ayant découvert l’action des ventouses grâce à une acupunctrice, l’action de palper-rouler de la slimming cup va agir mécaniquement sur la peau et les tissus sous-cutanés, dynamiser la circulation (la peau rougit), libérer les toxines, combattre la cellulite et son aspect « peau d’orange ».

Une solution naturelle pour affiner le grain de peau et réduire la cellulite.

Sous la douche ou devant la télé !

Pour être efficace, ce palper-rouler doit être effectué très régulièrement, pendant cinq minutes par zone et ce, plusieurs fois par semaine voir quotidiennement avec, une fois les résultats obtenus, des séances d’entretien pour les conserver…

Le geste est simple :

  • on applique une huile de massage sur les parties à traiter,
  • on presse la Slimming Cup pour chasser l’air,
  • on applique sur la zone souhaitée, le phénomène de succion doit se produire,
  • et on masse en faisant glisser la ventouse par des mouvements circulaires et toujours en allant du bas vers le haut (on draine en remontant vers le cœur),
  • pour lâcher la pression, il suffit d’appuyer sur la Slimming Cup.

Une méthode simple et naturelle que certaines utilisatrices pratiquent sous la douche deux minutes ou devant la télévision. Avec des résultats intéressants et une peau d’orange beaucoup plus discrète !

Le cupping, efficace contre les douleurs des règles

Dans le cadre d’une médecine douce plus poussée et savante, la technique des ventouses est encore très utilisée dans les hôpitaux chinois pour permettre une régénération plus en profondeur. Il est, par exemple, commun de s’en servir contre les douleurs des règles chez les femmes, en les appliquant sur la zone lombaire ou le sacrum.

Cela va même plus loin : en fonction de la couleur des hématomes, les médecins pourront faire un diagnostic sur la cause de ces douleurs. Dans les hôpitaux de médecine chinoise, les ventouses appliquées sur la zone du sacrum ou le bas du dos participent au traitement des fibromes utérins.

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Attention cependant :

Absence d’études sérieuses sur l’efficacité des ventouses

Pour l’instant, aucune étude scientifique sérieusement menée n’a été publiée. Les médecins du sport français ne pratiquent pas cette méthode qui reste méconnue dans notre pays. Edzard Ernst, professeur de médecine, et auteur de « Médecines douces : info ou intox ? », déclare sur son blog que « le mode le plus plausible d’action est une contre-irritation : si vous avez une douleur quelque part, une seconde douleur ailleurs dans votre corps peut effacer la douleur d’origine ». Le professeur, qui a lui-même expérimenté cette technique sur ses patients, précise qu’« il y a clairement un effet significatif de placebo. Les athlètes sont évidemment très concentrés sur leur corps, et ils sont donc les placebo-répondeurs idéals ».

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